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Les communes de Triel-sur-Seine, Verneuil-sur-Seine et Vernouillet,
qui appartiennent au canton de Triel-sur-Seine sur lequel est implantée
une brigade de gendarmerie, relèvent territorialement de la compétence
d'une seule circonscription de sécurité publique, celle de Poissy.
Dans cette circonscription, l'évolution de la criminalité - par
rapport à 1998 - se caractérise par une diminution de la délinquance
générale de 1,3 % et de celle de voie publique de 3,6 %. Cette
tendance favorable cache des évolutions contrastées suivant les
communes auxquelles on se réfère.
Pour
gagner du temps, à la demande de la présidente, je n'entrerai pas
dans le détail des chiffres, monsieur Cardo, mais je vous communiquerai
ceux-ci par écrit dans quelques instants.
Ces
résultats globalement satisfaisants sont le fruit de la mobilisation
des personnels de la circonscription de Poissy qui dénombrait, au
début du mois de mars 2000, 153 fonctionnaires, tous grades confondus,
assistés de 12 policiers auxiliaires et de 25 adjoints de sécurité.
Les effectifs de ce commissariat se sont accrus de 18 fonctionnaires
titulaires et de 8 adjoints de sécurité par rapport au 1er janvier
1999.
La
lutte contre toutes les formes d'insécurité demeure une priorité
absolue de l'action gouvernementale. La plus grande attention sera
donc portée à l'évolution des effectifs de la circonscription de
Poissy lors des prochains mouvements de personnels et dans le cadre
de la mise en oeuvre du programme emplois-jeunes qui doit permettre
au département des Yvelines de bénéficier d'ici à la fin de l'année
2000 d'une dotation de 543 adjoints de sécurité, dont une partie
pourra renforcer ceux déjà affectés à Poissy.
Le
développement de la police de proximité constitue un axe majeur
de la politique gouvernementale dont le conseil de sécurité intérieure
du 6 décembre 1999 a confirmé le caractère prioritaire.
La
couverture policière dans les communes considérées se traduit par
l'implantation à Triel-sur-Seine d'une vigie de police, où deux
gardiens de la paix et deux adjoints de sécurité exercent des missions
d'îlotage et par l'existence d'un bureau de police à Vernouillet,
fonctionnant du lundi au samedi de 6 heures à 21 heures et comprenant
vingt-trois fonctionnaires assistés de quatre adjoints de sécurité.
Ce dispositif est complété par des patrouilles effectuées par les
personnels du commissariat central de Poissy, ceux des unités départementales
spécialisées et des compagnies républicaines de sécurité.
Enfin,
le contrat local de sécurité signé à Vernouillet le 15 février 2000
et celui en cours d'élaboration dans la commune de Verneuil-sur-Seine
sont des outils privilégiés pour mobiliser les énergies des acteurs
locaux et pour mieux répondre aux attentes de la population en matière
de sécurité.
M. Pierre Cardo.
Monsieur
le secrétaire d'Etat, il y a trois formes de mensonge: le mensonge,
le mensonge aggravé et les statistiques. (Sourires.)
Je
serai donc très prudent sur les chiffres, d'autant que l'on pourrait
se référer à des périodes plus longues. En tout cas, je vous remercie
d'avoir évité d'utiliser ceux-ci. Le problème ne tient pas seulement
aux éléments que avez cités, mais en débattre serait certainement
beaucoup trop long.
Les
policiers ont besoin de matériel, notamment roulant. Je ne suis
pas certain que nos commissariats soient tous correctement dotés.
Vous
avez évité de parler des grades, et je vous comprends. Car ce qui
nous pose problème, c'est le manque d'inspecteurs, seuls capables
de mener les enquêtes sur le terrain.
Vous
avez retracé l'évolution du nombre des fonctionnaires. Vous avez
raison, pour l'année 1999. Mais vous avez omis de préciser que,
depuis des années, nous sommes en sous-effectif - sous-effectif
qui concerne non seulement Poissy, mais aussi Conflans et bien d'autres
communes.
Par
le biais des contrats locaux de sécurité, on a bien tenté de mettre
en place un partenariat. Cela dit, je suis réservé sur la façon
dont certains parquets, selon les secteurs, pratiquent ce partenariat.
Je souhaiterais que M. le ministre de l'intérieur se rapproche de
Mme la ministre de la justice pour faire le point sur ces procédures
et sur la façon dont les choses évoluent sur le terrain.
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