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Q. M.
Pierre Cardo appelle l'attention
de M. le ministre des affaires étrangères
et européennes sur les problèmes d'enlèvements
parentaux d'enfants vers le Japon, pays non partie
à la convention sur
les aspects civils de l'enlèvement international d'enfants,
conclue le 25 octobre 1980, mais signataire de la convention
relative aux droits de l'enfant du 20 novembre 1989, ratifiée
par le Japon le 22 avril 1994.
Il
existe en effet de nombreux cas de déplacements illicites d'enfants,
français ou européens, par un de leurs parents vers le Japon. Dans
ces cas, le parent étranger est complètement privé de tout contact
et de toute relation avec son enfant. D'après des chiffres communiqués
par des associations, une trentaine de cas seraient connus pour
la France.
Au
Japon, lors d'un divorce, la garde de l'enfant n'est reconnue qu'à
un seul parent. Le parent installé au Japon se voit ainsi
confier la garde exclusive par
la justice japonaise et ce au mépris des dispositions des articles
8 et 9 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
Le
Japon ignore, de même, les dispositions de l'article 10 de cette
même convention que précise « qu'un enfant dont les parents résident
dans des États différents, a le droit d'entretenir des relations
personnelles et des contacts directs réguliers avec ses deux parents
».
Il
lui demande de lui préciser les mesures qu'il envisage de prendre,
dans le cadre des relations diplomatiques, le cas échéant au niveau
européen, pour obliger le Japon à respecter ses engagements internationaux
voire à amener ce pays à adhérer à la convention de La Haye précitée.
Dans l'attente de l'aboutissement de ces démarches et considérant
l'existence actuelle de centaines de cas non couverts par une éventuelle
adhésion de ce pays à la convention de La Haye, il lui demande s'il
envisage de proposer aux autorités japonaise la
création une commission de médiation franco-japonaise
dans le cadre de relations bilatérales franco-japonaises qui viennent
de fêter leur 150e anniversaire, à l'instar de celles pouvant exister
avec d'autres pays non partis à ladite convention
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