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Q. M.
Pierre Cardo appelle l'attention
de M. le secrétaire d'État chargé des transports
sur les inquiétudes de nombre de riverains
d'aérodromes situés près de zones fortement urbanisées quant au
bruit occasionné par des petits avions de tourisme volant à faible
altitude.
Dans
son rapport sur le bruit de l'aviation légère, publié en novembre
2006, le conseil national du bruit, rappelant la
circulaire ministérielle relative à la maîtrise des nuisances sonores
au voisinage des aérodromes d'aviation légère, préconise un certain
nombre de mesures quant à la réduction
du bruit à la source et, notamment, une incitation à équiper les
avions de systèmes réducteurs de bruit. Dans ce cadre,
la circulaire prévoit un programme de recherches sur les nouveaux
dispositifs réducteurs de bruit.
Outre
les mesures qui peuvent être prises localement en termes de condition
d'exploitation des aérodromes, de procédure de navigation et de
responsabilisation des différents usagers, il lui demande de lui
indiquer les suites réservées en termes de recherche et les mesures
concrètes qu'il entend mettre en oeuvre pour permettre l'équipement
des avions légers de tourisme en silencieux d'échappement et de
réduction du bruit d'hélice. La réduction du bruit étant également
un des objectifs du projet de loi de programme relatif à la mise
en oeuvre du Grenelle de l'environnement, il souhaite savoir quels
moyens seront prévus, le cas échéant, pour rendre
obligatoires ces équipements réducteurs de bruit
.
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R. Dans
le cadre de la circulaire du 6 décembre 2005 relative à la maîtrise
des nuisances sonores au voisinage des aérodromes d'aviation légère,
le conseil national du bruit préconise des mesures pour réduire
le bruit à la source. Sur ce point particulier, la direction générale
de l'aviation civile (DGAC) apporte un soutien à la recherche dans
le domaine de la construction aéronautique et pour ce qui concerne
les avions légers, deux programmes sont
en cours de réalisation.
Le
premier, appelé Anibal (atténuation
du niveau de bruit pour l'aviation légère), mené par l'Office national
d'études et de recherches spatiales, concerne l'étude, la définition,
la réalisation et les essais en vol d'une nouvelle hélice susceptible
d'apporter un gain significatif au niveau du bruit rayonné. Les
premiers résultats bruts semblent montrer un gain important par
rapport à l'hélice de référence, tout en conservant les performances
de l'appareil. L'analyse détaillée des mesures est actuellement
en cours.
Le
second programme vise à réaliser et tester
un nouveau type de silencieux d'échappement plus efficace et moins
pénalisant en masse que les silencieux actuels. Ce matériel
mettrait en oeuvre une technologie sophistiquée de contrôle acoustique
actif, par adaptation du réglage du silencieux au point de fonctionnement
du moteur. Une action de recherche a été engagée courant 2008 par
la DGAC pour mettre au point et développer cette technologie avec
la société Technofirst spécialisée dans ce domaine. Les premiers
résultats de ce programme sont attendus courant 2009, sachant qu'il
conviendra de vérifier l'efficacité et l'applicabilité de ce principe
à l'aviation légère. En cas de résultats satisfaisants, l'application
sur avion léger nécessitera le développement, la mise au point et
la certification d'un produit commercialisable.
Pour
ce qui concerne l'encouragement des aéroclubs
à équiper leurs avions de dispositifs atténuateurs de
bruit parmi ceux actuellement disponibles sur le marché (silencieux,
hélices tripales), diverses aides financières
leur sont accordées. La DGAC, pour sa part, verse aux
aéroclubs qui en font la demande des primes pour l'achat et l'installation
de ce type d'équipement, ce qui représente une subvention globale
d'environ 100 000 euros par an.
L'idée
n'est pas de rendre ces dispositifs obligatoires par la mise en
place d'une réglementation spécifique, mais plutôt d'encourager
des initiatives locales adaptées au contexte. Dans le cadre de la
concertation locale qui s'établit entre les usagers et les riverains
de certains aérodromes d'aviation légère, des conditions d'exploitation
particulières sont parfois définies, favorisant l'activité des aéronefs
équipés de tels dispositifs .
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