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R. Les
contrats en alternance, associant
formation et pratique en entreprise, constituent un instrument
efficace en matière de qualification de la main d'oeuvre
et les jeunes ayant suivi cette voie de formation bénéficient d'une
excellente insertion dans l'emploi.
Afin
de favoriser le recrutement de salariés
en alternance, de nombreuses mesures incitatives ont
été mises en place.
Le
contrat d'apprentissage est fortement aidé
par les pouvoirs publics. Ainsi, outre une rémunération
des apprentis dérogatoire représentant une fraction du SMIC et une
exonération de la quasi-totalité des cotisations sociales, un crédit
d'impôt supplémentaire de 1 600 euros (pouvant être porté à 2 200
euros) peut être octroyé à l'employeur. La région verse également
une indemnité compensatrice forfaitaire d'un montant minimal de
1 000 euros, souvent modulée à la hausse pour les petites entreprises.
Le
contrat de professionnalisation se
caractérise quant à lui par la prise en charge des coûts de la formation
par les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA), auxquels
les employeurs versent leur contribution à la professionnalisation,
selon des forfaits décidés par la branche professionnelle. Ces OPCA
peuvent également verser une aide au tutorat.
Les
rémunérations des salariés âgés de moins
de 26 ans sont dérogatoires, et le contrat donne lieu
à des exonérations de cotisations sociales, ou ouvre droit aux allégements
de cotisation sur les bas salaires, suivant l'âge et la qualité
ou non de demandeur d'emploi.
Au-delà
de ces éléments importants de promotion des contrats en alternance,
les mesures annoncées par le Président
de la République le 24 avril dernier ont été mises en oeuvre.
Concernant
l'apprentissage, les contrats
d'objectifs et de moyens signés avec les régions vont recevoir un
abondement financier supplémentaire et des aides ponctuelles ont
été créées : 1 800 euros pour l'embauche d'apprentis supplémentaires
pour les employeurs de moins de cinquante salariés et une aide du
type « zéro charge » pour l'embauche d'apprentis par des employeurs
de onze salariés et plus.
Pour
le contrat de professionnalisation,
une aide à l'embauche de 1 000 euros est ouverte pour
l'embauche de jeune de mois de 26 ans, majorée à 2
000 euros si le jeune recruté n'est pas titulaire d'un diplôme ou
titre de niveau IV.
En
outre, le réseau des missions locales intervient
également pour orienter les jeunes, notamment en contrat d'insertion
dans la vie sociale (CIVIS), vers les contrats en alternance.
Le renforcement de la capacité d'intermédiation de Pôle emploi doit
aussi permettre de mieux faire correspondre la demande des entreprises
et l'orientation des jeunes vers des filières porteuses en termes
d'emploi.
Un
effort particulier devra être fait quant à la formation des conseillers
sur les dispositifs de l'alternance et la connaissance des ressources
du bassin d'emploi (type de formations disponibles, entreprises
susceptibles de recruter...). S'agissant des contrats de professionnalisation,
l'accord tripartite pour la période 2010-2012 a permis la définition
d'un objectif chiffré de signature de contrat .
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