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Q. M.
Pierre Cardo appelle l'attention
de M. le secrétaire d'État chargé des transports
sur la situation sociale particulièrement
dramatique d'anciens bateliers ou de leurs conjoints qui continuent
à habiter leur ancienne péniche installée sur le domaine fluvial
public géré par voies navigables de France.
Il
apparaît que, dans un certain nombre de cas, la
redevance exigée par VNF pour le stationnement du bateau dépasse
le montant de la retraite des intéressés. A titre d'exemple,
il lui cite le cas d'une retraitée qui perçoit 270 euros de retraite
mensuelle et qui est redevable de 319 euros par mois à VNF.
S'il est compréhensible que l'établissement public demande aux occupants
du domaine fluvial public une participation pour l'entretien du
réseau et que cette redevance n'est pas assimilée à un prélèvement
fiscal qui pourrait donner lieu à des réductions ou à des exonérations,
il est cependant surprenant que la fixation de cette redevance ne
prenne pas en compte les ressources réelles des occupants,
même si ces derniers peuvent bénéficie de l'allocation logement.
Alors
que le gouvernement souhaite promouvoir le transport fluvial, il
lui demande de lui indiquer les mesures qu'il entend proposer pour
que les bateliers, obligés de stationner avec leur bateau sur domaine
fluvial public, soient exonérés de redevance
en reconnaissance de leur contribution à la richesse du pays.
A défaut d'une exonération totale, il lui demande de veiller à ce
que les redevances exigées des bateliers en retraite ou obligés,
en raison de problèmes spécifiques, soient fixées en relation avec
les ressources, souvent très faibles, de ces personnes, surtout
lorsqu'il s'agit de conjoints de bateliers disparus
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