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Questions
au Gouvernement de Pierre Cardo
Nuisances
aériennes
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La question
des nuisances aériennes se pose, de façon importante,
dans la circonscription de Pierre CARDO (Cantons de Conflans, Andrésy
et Triel), notamment du fait des couloirs aériens d'approche
de l'Aéroport de Roissy. Les habitants des différentes
communes de la circonscription se plaignent en effet des nuisances
occasionnées, à certaines périodes, par les
bruit et les pollutions de l'air.
Dans plusieurs
questions, Pierre CARDO alerte le Gouvernement, depuis 1993, sur
ces problèmes, mais aussi, plus généralement,
sur des nuisances occasionnées par le survol d'avions de
tout genre (aviation légère).
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Nuisances aériennes - Bruit - Aéroport de Roissy
- Cantons de Conflans - Andrésy - Triel (Equipement - 46655
- 2004) Q / R
Nuisances aériennes - Bruit et Pollutions - Aéroport
de Roissy - Cantons de Conflans - Andrésy - Triel (Equipement
- 3654
- 2002) Q/R
Nuisances aériennes - Bruit et Pollutions - Aéroport
de Roissy - Vallée de la Seine (Equipement - 32304
- 1999) Q/R
Nuisances aériennes - Bruit et Pollutions - Aéroport
de Roissy - Vallée de la Seine (Equipement - 9590
- 1993) Q/R
Questions
annexes
Nuisances aériennes - Bruit et Pollution - Aérodrôme
des Mureaux (Equipement - 19697
- 1998) Q/R
Nuisances aériennes - Lutte et prévention - Avions
de tourisme (Environnement - 907
- 1993) Q/R
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Ministère
de l'Equipement, desTransports, de l'Aménagement
du territoire
Roissy
- Bruit et Pollutions
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Q.
M. Pierre Cardo appelle une nouvelle fois l'attention
de M. le ministre de l'équipement,
des transports, de l'aménagement du territoire, du tourisme
et de la mer sur les nuisances
sonores subies par les habitants de la vallée de la Seine, et
plus particulièrement ceux des cantons de Conflans-Sainte-Honorine,
d'Andrésy et de Triel, directement concernés par la circulation
aérienne de l'aéroport de Roissy.
En
réponse à une précédente question
écrite n° 3654, il a été répondu le 28 avril 2003
que les communes de ces cantons n'étaient pas situées à l'intérieur
du plan de gêne sonore. Mais il était également prévu que
la mise en exploitation de deux nouvelles pistes allait réduire
le nombre de survols de ces communes. En réalité, il
apparaît que le nombre de survols n'a pas diminué et les habitants
se plaignent de vols de plus en plus nombreux et à des altitudes
de plus en plus basses, tant diurnes que nocturnes.
Enfin,
les associations de défense des riverains et les élus concernés
craignent d'être exclus du processus de discussion et de concertation,
instauré dans les commissions consultatives de l'environnement,
à la suite d'une modification réglementaire qui remplace ces
CCE par une commission consultative des nuisances sonores
aéroportuaires. Outre le fait que cette dernière ne semble
pas être compétente en matière d'environnement autre que sonore,
ses réunions sont à l'appréciation du préfet, et ses avis
ne sont pas rendus publics.
Il
lui demande de lui préciser les conclusions de la révision
du plan de gêne sonore et les mesures qu'il entend prendre
pour que les habitants de communes, situées au-delà des territoires
définis par le nouveau plan, puissent néanmoins voir les nuisances
diminuer, notamment, le cas échéant, par des survols à des
altitudes plus importantes. Par ailleurs, il souhaite connaître
les dispositions qu'il entend prendre pour éviter que les
riverains et les élus locaux ne soient exclus de toute concertation
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R. Les nuisances aériennes en Ile-de-France
constituent une préoccupation majeure pour de nombreuses personnes
qui sont régulièrement survolées par des avions.
Le Gouvernement s'attache à apporter des réponses très concrètes,
portant autant sur la navigation aérienne que sur la gestion
aéroportuaire, après une large concertation avec les riverains.
S'agissant
de la circulation aérienne, la réorganisation
du dispositif en Ile-de-France intervenue en 2002
a globalement atteint ses objectifs, tant sur le plan de la
sécurité des vols que sur celui de la maîtrise des nuisances
sonores, avec une diminution sensible du nombre de personnes
survolées à l'échelle de la région, de l'ordre d'un million
en dessous de 3 000 mètres.
En ce qui
concerne les communes de Conflans-Sainte-Honorine,
Andrésy et Triel, elles se situent dans l'axe des
pistes de l'aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle. Elles sont
donc concernées par des avions à l'atterrissage, en configuration
de vent d'est, leurs conditions de survol n'ayant pas été
modifiées par la réorganisation.
Les services
de la navigation aérienne s'attachent désormais à identifier
et à mettre en oeuvre les améliorations du dispositif. Pour
le court et le moyen termes, celles-ci consistent à relever
les hauteurs de survol là où il existe encore des marges de
manoeuvre et à modifier les procédures de circulation aérienne
dans le plan vertical, dans le respect des exigences de sécurité,
et en particulier de séparation entre les arrivées et les
départs et entre les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle,
de Paris-Orly et de Paris-Le-Bourget..
La direction
générale de l'aviation civile incite les pilotes à optimiser
le profil de vol et à ne pas descendre plus bas que nécessaire.
Ainsi, depuis le 18 mars 2004, il est recommandé officiellement
aux aéronefs en provenance du point d'entrée en région parisienne
situé au sud-ouest, en configuration face à l'est à l'approche
de Paris-Charles-de-Gaulle, une pente
optimale de descente de 5 % (dite « descente lisse ») pour
la partie initiale de l'approche, mesure opérationnelle dont
le département des Yvelines est le principal bénéficiaire.
Les services
de contrôle d'Aéroports de Paris étudient tant sur le plan
de la faisabilité technique que de l'impact environnemental
la possibilité d'un relèvement de l'altitude d'interception
du plan de descente face à l'est sur cette plate-forme précitée.
Par ailleurs,
la communauté aéronautique internationale s'est engagée récemment
dans l'étude de la mise en oeuvre de nouvelles procédures
d'approche moins nuisantes, dénommées « approches en descente
continue ». Ces procédures consistent à retarder
le plus possible le point de descente de façon à ce que celle-ci
se fasse moteurs réduits, en évitant au maximum,
jusqu'à la piste, les paliers qui sont sources de nuisances
sonores.
Ce type de
procédure, rendu aujourd'hui envisageable grâce notamment
au développement des systèmes embarqués de gestion de vol,
est de nature à procurer de réels avantages en termes de bruit
et de consommation de carburant. En revanche, l'approche en
descente continue est complexe à mettre en oeuvre par les
équipages et le contrôle aérien.
Dans ces conditions,
l'essentiel des expérimentations menées sur les aéroports
européens et américains ne porte qu'en situation de faible
trafic, la nuit en l'occurrence. En France, une première expérimentation
est envisagée sur l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, de
nuit, en configuration d'atterrissage face à l'ouest pour
les arrivées en provenance du sud-est.
S'agissant
de la concertation et du dialogue entre les populations riveraines,
les élus, les professionnels de l'aéronautique et le monde
associatif, le Gouvernement estime qu'ils sont indispensables
à la mise en oeuvre d'une politique de développement durable
des aéroports. Il y est donc très attaché. C'est pourquoi
il se félicite de la modification que le Sénat a apportée,
à l'occasion de la récente discussion sur le projet de simplification
du droit, à l'ordonnance n° 2004-637 du 1er juillet 2004 relative
à « la simplification de la composition et du fonctionnement
des commissions administratives et à la réduction de leur
nombre ». Le champ de compétences des commissions consultatives
de l'environnement est ainsi élargi à toutes les questions
relatives à l'environnement. Par ailleurs, les dispositions
abrogées par l'ordonnance précitée seront, conformément à
son article 35, précisées dès que possible par décret en Conseil
d'État
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Ministère
de l'Equipement, des Transports et de l'Aménagement
du territoire
Nuisances
aériennes - Roissy
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Monsieur
Pierre CARDO appelle l'attention de Monsieur
le Ministre de l'Equipement, des Transports, du Logement, du
Tourisme et de la Mer sur les pollutions et nuisances
sonores croissantes, subies par les habitants de la Vallée
de la Seine (Cantons de Triel, d'Andrésy et de Conflans),
du fait du développement de l'aéroport de Roissy et de la mise
en œuvre du nouveau dispositif de circulation
aérienne en Région parisienne depuis le mois de mars 2002.
Ces
nuisances se traduisent par une augmentation importante
du nombre de survols à des altitudes de plus en plus basses.
Cette tendance, déjà constatée avant les vacances d'été, s'est
nettement dégradée depuis les mois d'été et devient, certains
jours, insupportable. Il n'est en effet pas rare de pouvoir
identifier, depuis le sol, les avions en survol. Il lui rappelle
que la décision du précédant gouvernement a fait l'objet d'un
avis négatif de la Commission consultative de l'Environnement
de Paris-Charles-de-Gaulle et que l'Autorité de Contrôle des
Nuisances Sonores Aéroportuaires a refusé d'émettre un avis
favorable en octobre 2001.
Par
ailleurs, malgré les promesses et les obligations en matière
de consultation, l'avis des populations nouvellement touchées
par les survols n'a pas été pris en considération. Il lui
demande de lui communiquer les dispositions précises concernant
le survol des communes concernées et les obligations en matière
de nuisances sonores et de respect des altitudes.
En
réponse à une précédente question, l'ancien gouvernement avait
estimé en 1999 que les communes en question n'entraient pas
dans les limites du plan de gêne sonore et ne peuvent donc
bénéficier du dispositif d'aide aux riverains. Compte-tenu
des nouvelles dispositions, il lui demande si cette situation
a été reconsidéré et souhaite connaître les moyens concret
dont peuvent disposer les maires pour veiller au respect des
dispositions réglementaires en matière de survol de leurs
communes (altitude, bruit, pollution par dégazage).
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Les
analyses de trajectographie par radars montrent que la mise
en oeuvre du dispositif de circulation aérienne le 21 mars dernier
n'a pas modifié les altitudes moyennes
de survol des avions dans le secteur de Triel, d'Andrésy et
de Conflans-Sainte-Honorine, soit environ 1 600 mètres par vent
d'est et 3 400 mètres par vent d'ouest. Toutefois,
les survols des deux premières communes citées correspondant
aux arrivées à Paris-Charles-de-Gaulle par vent d'est se répartissent
désormais entre un flux venant du nord-ouest et un flux venant
du sud-ouest, alors qu'ils étaient
précédemment concentrés sur le flux du nord-ouest.
Le
Gouvernement a souhaité inscrire la nécessaire
maîtrise des nuisances sonores à proximité des
aéroports dans un dispositif contraignant de nature réglementaire.
Dans le souci d'améliorer la qualité de l'environnement des
populations riveraines des aéroports, dont en particulier
Paris - Charles-de-Gaulle, et faisant suite à de nombreuses
consultations menées courant mai et juin 2002 avec des associations
et des élus directement concernés par le développement du
trafic, un certain nombre de mesures
d'accompagnement du nouveau dispositif de circulation
aérienne ont été arrêtées.
- Les
principales d'entre elles portent sur la nuit, et visent
à engager une décroissance des mouvements d'avions entre
minuit et cinq heures ainsi qu'à optimiser l'utilisation
des différentes pistes et des procédures de navigation aérienne.
- D'autre
part, le processus d'évolution des flottes, auquel la France
participe activement au niveau international, sera poursuivi
dans le sens de l'élimination progressive
des avions les plus bruyants. Dans les années
passées, cette évolution a entraîné une forte réduction
de l'indice global de bruit de cet aéroport, de l'ordre
de 30 % entre 1997 et 2002, malgré l'augmentation du nombre
de mouvements. L'indice global de bruit de nuit a lui-même
diminué de 10 % en deux ans.
- Par
ailleurs, les services de l'aviation civile travaillent
avec ceux d'Aéroports de Paris à des améliorations des procédures
de circulation aérienne et des procédures de pilotage permettant
de réduire, notamment en période nocturne, l'impact sonore
du trafic aérien dans le voisinage de la plate-forme.
- Enfin,
la mise en exploitation simultanée
des deux pistes formant le doublet nord de l'aéroport de
Paris - Charles-de-Gaulle, attendue en 2004, contribuera
à réduire le nombre des survols des communes situées entre
ces deux pistes, telles Andrésy et Triel-sur-Seine.
En
application du décret du 26 avril 2002, le plan
de gêne sonore (PGS) de l'aéroport Paris - Charles-de-Gaulle
sera révisé d'ici un an et les territoires ouvrant
droit à une aide financière des riverains pour l'insonorisation
de leur logement seront très significativement élargis. De
plus, il est proposé d'améliorer le système d'aide en y intégrant
les éléments de confort climatique que peut nécessiter dans
certains cas la mise en place d'une insonorisation.
Au
demeurant, il est avéré que les communes de Triel, d'Andrésy
et de Conflans-Sainte-Honorine resteront situées très au-delà
des territoires qui seront définis par ce nouveau plan.
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Ministère
de l'Equipement et des Transports
Nuisances
aériennes - Roissy
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement,
des transports et du logement sur le fait que depuis un certain
temps les survols d'avions à relative basse altitude se multiplient
au-dessus des communes de la vallée de la Seine et notamment
des communes de Conflans, Maurecourt, Andrésy, Chanteloup et
Triel alors même que ces communes sont situées à une distance
importante de l'aéroport Roissy - Charles-de-Gaulle.
Ces
survols à basse altitude créent à longueur de journée et en
soirée d'importantes nuisances pour les habitants de ces communes,
tant sonores que d'odeurs de kérosène.
Il
lui demande de lui préciser les raisons de ce développement
important de trafic aérien à basse altitude et les mesures
qu'il entend prendre pour réduire les nuisances subies par
les habitants qui ont choisi de vivre dans des communes résidentielles.
Il
souhaiterait savoir également si des mesures d'aide à l'insonorisation
des immeubles sont prévues pour ces populations.
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Les communes
de Conflans, Maurecourt, Andrésy, Chanteloup et Triel
se situent à proximité du flux des arrivés à destination de
l'aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle par condition de vent
d'est. Cette configuration est observée pendant 40 % du temps
en moyenne annuelle mais peut être prédominante à certaines
périodes comme par exemple la deuxième quinzaine de juillet.
Ces communes peuvent en outre être concernées par les avions
en provenance ou à destination du Bourget ; le trafic de cet
aéroport a été particulièrement important durant le salon international
de l'aéronautique et de l'espace, occasionnant ainsi des survols
plus nombreux des communes citées. L'augmentation du trafic
sur l'aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle (environ 6 % au
cours du premier semestre 1999) se traduit par une utilisation
plus importante de la procédure dite de " Guidage radar par
le sud " (GRS).
Il doit être
souligné que malgré la mise en service de la troisième piste
de l'aéroport, les modalités d'utilisation de cette procédure
n'ont pas été modifiées. En particulier, elle est interdite
de 22 h 30 à 7 heures ; cette disposition fait l'objet de
contrôles réguliers de la part des services en charge de la
circulation aérienne.
Ainsi, lors
de l'exploitation des procédures d'atterrissage vers l'aéroport
Paris - Charles-de-Gaulle, les appareils sont à des altitudes
conformes aux règles internationales et se situent dans une
fourchette allant de 90 à 1 400 mètres. Compte
tenu de la distance importante qui sépare les communes mentionnées
de l'aéroport de Paris - Charles-de-Gaulle, ces communes ne
rentrent pas dans les limites du plan de gêne sonore de cette
plate-forme et ne peuvent donc pas bénéficier du dispositif
d'aide aux riverains des aérodromes, instauré par la loi n°
92-1444 du 31 décembre 1992.
Ainsi que
le ministre de l'équipement, des transports et du logement
l'a annoncé le 23 septembre 1997, la décision de réaliser
deux nouvelles pistes sur cet aéroport s'est accompagnée d'engagement
sans précédents portant sur la limitation du développement
de la plate-forme, le contrôle et la limitation des nuisances
sonores.
Dans ce cadre,
le ministre s'est notamment engagé à ce qu'il n'y ait aucune
autre piste supplémentaire après la réalisation des deux nouvelles
pistes et à ce que la quantité globale de bruit générée par
le trafic de la plate-forme soit plafonnée au niveau observé
au cours de l'année 1997, avant leur mise en service.
Par ailleurs,
en plus de l'interdiction des avions les plus bruyants, dits
du " chapitre 2 " entre 23 h 30 et 6 heures, des restrictions
complémentaires ont été prises pour imposer de nuit aux avions
d'ancienne génération des procédures et trajectoires particulières
de décollage, évitant notamment le survol des communes en
cause. Les professionnels du transport aérien, pilotes, contrôleurs,
compagnies, services en charge de la circulation aérienne
se sont en outre engagés à mettre en oeuvre les mesures permettant
de réduire l'impact de leur activité sur l'environnement.
Dans ce cadre, plusieurs études sont menées dont une portera
sur le relèvement de l'altitude d'interception de l'axe d'atterrissage.
Une telle mesure permettra, notamment la nuit, d'augmenter
l'altitude de survol des communes citées par l'honorable parlementaire
et ainsi de réduire les nuisances sonores ressenties par les
populations.
Enfin, adoptée
définitivement par l'Assemblée nationale le 29 juin dernier,
la loi portant création de l'autorité de contrôle des nuisances
sonores aéroportuaires (ACNUSA) qui a été publiée au Journal
officiel du 13 juillet dernier, est désormais applicable.
Cette autorité, dont l'indépendance et l'impartialité ont
été affirmées, aura une compétence générale pour émettre des
recommandations sur toute question relative à la mesure du
bruit, à la maîtrise des nuisances sonores du transport aérien
et à la limitation de leur impact sur l'environnement. Elle
sera en particulier consultée sur les projets d'élaboration
ou de modification des procédures de départ, d'attente et
d'approche aux instruments. En outre, elle disposera d'un
devoir d'information des riverains et d'un pouvoir de sanctions.
Le texte de loi prévoit en effet que l'autorité pourra prononcer,
sur proposition de la commission nationale de prévention des
nuisances, des amendes administratives d'un montant maximal
de 80000 francs - ce montant était auparavant de 50000 francs
- à l'égard de tout contrevenant aux règles de protection
de l'environnement des aérodromes instituées par arrêté du
ministre chargé de l'aviation civile. Cette prérogative de
l'ACNUSA contribuera à renforcer le dispositif mis en place
en 1997 par le ministre de l'équipement, des transports et
du logement.
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Ministère
de l'Equipement des Transports et du Tourisme
Nuisances
aériennes - Roissy
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M. le ministre de l'équipement,
des transports et du tourisme sur les importants problèmes
de nuisances sonores et de risques auxquels se trouvent confrontes
les habitants qui résident dans les nouveaux couloirs
aériens situes en approche de Roissy. Ainsi, la région
de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) subit aujourd'hui les
conséquences du développement des liaisons avec
les pays de l'est et de l'augmentation des flux avec les sud-ouest
et le nord-ouest. Une multiplication des survols de cette région,
d'avions en descente et en décélération
notamment, en sont la conséquence, sans que personne,
localement, n'ait jamais été consulte. Il lui
demande de lui préciser s'il serait envisageable d'associer
désormais les élus locaux a la procédure
de définition et d'ouverture des couloirs aériens
entraînant des nuisances pour les populations, éventuellement
dans le cadre d'une enquête publique, amenant les populations
a s'exprimer.
Par
ailleurs, il lui demande les mesures qu'il entend prendre
pour sauvegarder localement le cadre de vie d'une région
qui est en train, par de nombreuses mesures gouvernementales,
de devenir des banlieues de Roissy ou d'autres villes. Il
en va ainsi du projet d'autoroute A 184, du port autonome
et de plate-forme multimodale, de l'extension éventuelle
de la station d'épuration d'Achères... inscrits
dans les documents officiels du schéma directeur.
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La région
de Conflans-Sainte-Honorine est susceptible selon les conditions
météorologiques, d'être concernée, d'une part par les appareils
en provenance de l'Est, du Nord et du Sud-Ouest qui vont atterrir
sur l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle, et d'autre part par
certains appareils a destination de l'Ouest et du Sud-Ouest.
Les premiers aéronefs sont en descente, a puissance de moteur
réduite et a une altitude relativement peu élevée. Les seconds
appareils sont, en montée, àdes altitudes plus élevées.
Toutefois,
il convient de noter le trafic de l'aéroport Paris-Charles-de-Gaulle
évolue régulièrement. Ainsi, les flux en provenance du Sud-Ouest
et du Nord-Ouest ont augmente ces derniers temps, ce qui peut
expliquer la sensation de gêne différente ressentie par les
riverains. Par ailleurs, en matière de nuisances phoniques,
l'évolution du trafic est régulièrement compensée par l'instauration
de mesures réglementaires françaises ou européennes concourant
au retrait progressif des avions les plus bruyants.
La redevance
d'atterrissage est modulée, depuis le 1er janvier 1994, en
fonction de la classification acoustique des aéronefs afin
d'inciter les compagnies a renouveler leur flotte. L'utilisation,
en France, des avions à réactions subsoniques, non certifiés
acoustiquement, est interdite depuis le 1er janvier 1990.
Depuis le 1er novembre 1990, l'immatriculation sur les registres
des Etats membres, d'avions non pourvus d'un certificat acoustique
conforme aux normes les plus sévères de l'organisation de
l'aviation civile internationale (aéronefs dit " chapitre
3 ") est interdite. Les aéronefs dits " chapitre 2 " (aéronefs
certifiés selon des normes acoustiques moins sévères que celles
des aéronefs dits " chapitre 3 ") seront progressivement retires
des flottes d'ici 2002 au plus tard conformément a l'arrêté
du 14 décembre 1993.
Cette politique
est déjà en train de porter ses fruits puisque les avions
les moins bruyants (dits " chapitre 3 ") représentent déjà
les deux tiers des flottes transitant par Paris-Orly ou Paris-Charles-de-Gaulle
contre un tiers il y a à peine six ans.
Tout dernièrement,
la direction générale de l'aviation civile a autorise Aéroports
de Paris à faire réaliser, par un institut spécialisé, une
étude du dispositif de circulation aérienne de la région parisienne
lie a l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Cette étude a
pour objectif de rechercher les moyens d'en améliorer l'efficacité
et de réduire les nuisances. Les premiers résultats devraient
être connus courant 1994.
Enfin le législateur,
soucieux d'assurer une meilleure insertion des aérodromes
dans l'environnement, a institue des commissions consultatives
de l'environnement pour les aérodromes (loi du 11 juillet
1985 et décret du 21 mai 1987). Ces commissions, placées sous
l'autorité du préfet, ont pour vocation de développer une
concertation régulière entre les élus locaux, les associations
de riverains et les utilisateurs de l'aérodrome, afin de débattre
de toute mesure ayant une incidence sur l'environnement des
aérodromes. Ces actions de concertation et de communication
vont en outre être développées par la création d'ici la fin
de l'année, par Aéroports de Paris, d'une " Maison de l'Environnement
" sur l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. Cette " Maison
", de par sa structure, permettra notamment, de présenter
en temps réel, des informations sur le niveau de trafic, les
trajectoires des avions, les relevés de mesures de bruit,
etc... Une permanence y sera assurée afin de répondre rapidement
et concrètement aux questions que se posent les riverains.
Par ailleurs,
pour ce qui concerne le deuxième élément de la question, les
perspectives retenues par le projet de schéma directeur régional
prennent en compte le souci de préserver, dans les meilleures
conditions possibles, le cadre de vie de ce secteur du département
des Yvelines, déjà très urbanise de longue date. S'agissant
de la liaison autoroutière A 184,
entre l'autoroute A 15 et l'autoroute A 13, il convient de
rappeler qu'elle contribuera à l'achèvement de la Francilienne,
dont la réalisation s'avère indispensable pour assurer de
manière plus satisfaisante les échanges, a l'heure ou déjà
les déplacements périphériques représentent plus des deux-tiers
du total des déplacements régionaux. Ceci étant, si le principe
de cette liaison est retenu par le projet de schéma régional,
son tracé devra faire l'objet d'études complémentaires de
variante de tracé, afin de tenir compte de la sensibilité
des sites traverses.
En ce qui
concerne les transports de fret, le projet de schéma directeur
retient notamment pour objectif l'utilisation optimale des
capacités de desserte de l'agglomération par la voie d'eau
et la voie ferrée, afin d'enrayer la tendance a l'engorgement
des infrastructures par le transport routier. La création
de plates-formes multimodales, dont les sites d'accueil seront
identifies par les documents d'urbanisme locaux, répond à
cet objectif : elle sera en outre créatrice d'emplois.
Enfin, les
conditions de traitement des déchets ménagers et industriels
sont particulièrement préoccupantes en Ile-de-France. Sachant
par ailleurs qu'il faudra, en vertu de la loi du 13 juillet
1991, avoir supprime toute décharge de déchets avant juillet
2002, le projet de schéma directeur régional a esquisse une
répartition possible de centres de traitement dont la mise
en oeuvre s'inscrira dans le cadre des syndicats intercommunaux
compétents en la matière et des plans départementaux d'élimination
des déchets prévus par la loi précitée.
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Questions
Annexes
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Ministère
de l'Equipement et des Transports
Aérodrôme
des Mureaux
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M.
Pierre Cardo appelle l'attention de M.
le ministre de l'équipement, des transports et du logement sur
les nuisances sonores occasionnées par l'activité de quelques
pilotes d'avion de loisir utilisant
l'aérodrome des Mureaux (Yvelines), notamment les
week-ends pendant lesquels cet aérodrome n'est soumis à aucune
surveillance de la part de l'armée. En effet, l'utilisation
par ces pilotes d'un circuit d'envol fixé exactement au-dessus
d'une des rues principales de la ville voisine de Vernouillet
entraîne des nuisances particulièrement importantes pour plusieurs
centaines de familles qui ont pu, avec le soutien des élus locaux,
appeler à plusieurs reprises l'attention des pouvoirs publics
sur ces problèmes.
Or des solutions
semblent exister notamment par une modification du circuit
d'envol et l'utilisation d'un circuit survolant des espaces
sans habitation. Connaissant l'intérêt tout particulier que
le Gouvernement attache à la réduction des nuisances sonores
autour des aérodromes, il lui demande de lui indiquer les
mesures qu'il entend prendre pour concilier autour de l'aérodrome
des Mureaux le bien-être des populations avec la pratique
de vol de loisir
.
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L'aérodrome
des Mureaux, dont le ministère de la défense est l'affectataire
principal, dispose de services de la circulation aérienne du
lundi au samedi. Afin d'assurer le strict respect des hauteurs
de survol et du circuit d'évolution des avions, il a été demandé
à la gendarmerie des transports aériens d'effectuer des contrôles,
notamment le dimanche. Par ailleurs, une modification du circuit
en vol de l'aérodrome, préparée par la direction générale de
l'aviation civile en vue de réduire les nuisances sonores, a
été présentée le 30 octobre aux membres de la commission consultative
de l'environnement de l'aérodrome
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Ministère
de l'Environnement
Nuisances
aériennes des aérodrômes
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M.
Pierre Cardo attire l'attention de M. le ministre de l'environnement
sur les problèmes posés aux riverains des aérodromes
par l'absence de réglementation particulière
en matière de bruit des avions
de tourisme.
En
effet, la loi du 31 decembre 1992 sur la lutte contre le bruit
ne s'applique qu'aux plus grands aéroports francais.
Il lui demande de bien vouloir lui preciser les mesures eventuelles
qu'il compte proposer pour complèter la loi sur la
lutte contre le bruit ainsi que celles relatives à
la sécurite des riverains des aérodromes concernés
pour éviter des accidents graves.
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La réglementation en vigueur
comporte d'ores et déjà plusieurs dispositions
de nature a atténuer les nuisances provoquées
par les avions de tourisme. Ainsi, les appareils récents
sont tenus d'être munis d'un certificat de limitation
de nuisances ; par ailleurs, la loi relative a l'urbanisme
au voisinage des aérodromes permet la création,
sous l'egide du préfet, d'instances locales de concertation
et de dialogue destinées a favoriser la recherche de
compromis de bon voisinage entre riverains et usagers.
Cependant,
certaines plates-formes d'aviation légère très
actives restent àl'origine de nuisances importantes
qui perturbent notablement la qualité de vie des riverains.
Préoccupe par cette situation, le ministre de l'environnement
a demandé fin 1991 au président du Conseil national
du bruit d'engager une réflexion sur ce theme. Celui-ci
a donc constitué un groupe de travail associant les
administrations compétentes, les organisations représentatives
au niveau national, des associations aéronautiques
et des riverains d'aérodrome. Le rapport de ce groupe
remis au ministre de l'environnement fin 1992 comporte plusieurs
propositions de nature a améliorer la situation.
Dans
ce cadre, un code de relation entre
usagers et riverains a également été
signé entre l'union des fédérations francaises
aéronautiques et sportives et l'union francaise contre
les nuisances des avions. Le ministère de l'équipement
a été saisi de ce rapport. Les mesures proposees
font actuellement l'objet d'un examen au sein de la direction
générale de l'aviation civile de ce ministere
à qui incombe plus particulièrement la réglementation
et la tutelle de ces activites.
Il
faut souligner en outre que la loi
relative à la lutte contre le bruit,
promulguée le 31 décembre 1992 est susceptible
de concerner les activités de loisir aérien
a deux titres. Tout d'abord, l'article 2 relatif aux objets,
permettra de réglementer le bruit à la source
de certains appareils qui ne sont pas actuellement tenus d'être
munis d'un certificat de limitation de nuisances comme les
ULM. Ensuite, il est prévu que la nomenclature d'activités
bruyantes mentionnée à l'article 6 comprenne
certains sports aériens susceptibles d'être source
de nuisance tels la voltige ou le parachutisme.
Cela
devrait permettre de mieux réglementer ces activités
en ce qui concerne par exemple les horaires, les trajectoires
utilisées et de disposer de sanctions administratives
et pénales appropriées.
Enfin,
la securité des populations riveraines des aérodromes
figure parmi les préoccupations prioritaires de l'ensemble
des partenaires concernés et en tout premier lieu des
pouvoirs publics. Le haut niveau de sécurité
atteint dans ce domaine, résulte de la mise en oeuvre
des réglementations relatives aux servitudes de dégagements
aéronautiques, des règles imposées en
matière de circulation aérienne au cours de
l'évolution de l'avion, de la qualité de la
formation et de la qualification des pilotes, ainsi que du
soin avec lequel sont assurées les opérations
d'entretien et de contrôle des appareils.
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